INCLASSABLE

 

Sommaire :

 

LE CLONAGE - NOTIONS

 

QU’EST-CE QU’UN ORGANISME   GÉNÉTIQUEMENT   MODIFIÉ 

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est « un organisme vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par génie génétique, soit pour accentuer certaines de ses caractéristiques ou lui en donner de nouvelles  considérées  comme  désirables,  soit  au   contraire  pour atténuer, voire éliminer certaines caractéristiques considérées comme indésirables ».  Cette modification génétique se fait  par transgénèse, c’est-à-dire insertion dans le génome d’un ou de plusieurs nouveaux gènes, sous forme de portions d'ADN issues d’un autre organisme, les gènes insérés pouvant dans certains cas remplacer des gènes originels (mécanisme  d’invalidation  de  gêne).  Un  organisme  transgénique, terme qui désigne les organismes qui contiennent dans leur génome des gènes « étrangers », est donc toujours un organisme génétiquement modifié, l'inverse n'étant pas toujours vrai.

Sous-ensemble des biotechnologies, les OGM sont un domaine de recherche de pointe dans lequel la frontière technologique est sans cesse repoussée. La mise en œuvre de transgénèses (par recombinaisons génétiques, incorporations directes de matériel héréditaire, fusions cellulaires) permet un transfert de gènes d'une espèce à une autre ; les hybridations des plantes et d’animaux, que l’Homme réalise depuis plusieurs millénaires, permettent également des transferts de gènes. L'aspect « révolutionnaire » de ces nouvelles techniques ainsi que les potentialités qu’elles permettent d'envisager, engagent à une réflexion éthique.

Si certains OGM peuvent présenter des risques, principalement sanitaires ou environnementaux  (dissémination  non  désirée  de  gènes),  certaines organisations scientifiques internationales, et notamment le Conseil international pour la science, s'accordent sur le fait que les OGM commercialisés ne sont pas dangereux pour la santé humaine, et que les risques de dissémination sont correctement contrôlés. Les partisans du mouvement anti-OGM estiment que les précautions prises ne sont pas suffisantes.

Inexistante en 1993, la production mondiale d’OGM végétaux (soja, maïs, coton…) est en forte expansion et dépasse en 2006 les 100 millions d'hectares, soit 7 % du milliard et demi d'hectares de terres cultivées.

 

QUELS ORGANISMES SONT DES ORGANISMES GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉS

 Il n'existe aucune définition des OGM universellement acceptée, mais l’usage très majoritaire désigne les organismes issus du génie génétique, excluant ceux qu’il aurait été possible d’obtenir par croisement entre espèces ou recombinaison génétique naturelle. Au sein de l’Union européenne, les  OGM  sont  définis  par  la  directive 2001/18/CE :  un organisme  génétiquement  modifié   (OGM)   est   « un   organisme,  à l'exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». L’OCDE définie ainsi les OGM comme: «  a plant or animal micro-organism or virus, which has been genetically engineered or modified ». La définition du protocole de Carthagène des organismes vivants modifiés, qui s'entendent de « tout organisme vivant possédant un combinaison de matériel génétique inédite obtenue par recours à la biotechnologie moderne. », est également utilisée. De manière générale, dans beaucoup de pays, les termes organismes transgéniques, organismes génétiquement modifiés, et organismes vivants modifiés, sont d'un usage courant pour décrire les mêmes organismes.

L'intervention humaine conduisant à fabriquer des OGM consiste dans la majorité des cas à ajouter une petite portion d'ADN d'un organisme dans l'ADN d'un autre organisme (transgénèse). Les techniques son : techniques de recombinaison de l'acide désoxyribonucléique impliquant la formation de nouvelles combinaisons de matériel génétique par l'insertion de molécules d'acide nucléique, produit de n'importe quelle façon hors d'un organisme, à l'intérieur de tout virus, plasmide bactérien ou autre système vecteur et leur incorporation dans un organisme hôte à l'intérieur duquel elles n'apparaissent pas de façon naturelle, mais où elles peuvent se multiplier de façon continue ; Techniques impliquant l'incorporation directe dans un organisme de matériel héréditaire préparé à l'extérieur de l'organisme, y compris la micro-injection, la macro-injection et la micro encapsulation ; Techniques de fusion cellulaire (y compris la fusion de protoplasmes) ou d'hybridation dans lesquelles des cellules vivantes présentant de nouvelles combinaisons de matériel génétique héréditaire sont constituées par la fusion de deux cellules ou davantage au moyen de méthodes qui ne sont pas mises en œuvre de façon naturelle.

Selon la définition adoptée par l’Union européenne, les modifications génétiques qui s’apparentent à la sélection par croisement naturel ne produisent pas d'OGM : La mutagenèse, ou la fusion cellulaire (y compris la fusion de protoplastes) de cellules végétales d'organismes qui peuvent échanger du matériel génétique par des méthodes de sélection traditionnelles.

La fécondation in vitro, les processus naturels tels que la conjugaison, la transduction, la transformation, ou l'induction polyploïde. (Sauf emploi d'acide nucléique recombinant ou d'OGM déjà obtenu)

 

TECHNIQUES DE MODIFICATION GÉNÉTIQUE DES BACTÉRIES

 

TRANSFORMATION SANS INTÉGRATION DANS L'ADN CHROMOSOMIQUE

 Les plasmides des bactéries présentent l'intérêt d'être faciles à purifier et à modifier pour y intégrer de nouveaux gènes.  Le  plasmide  transformé  est  incorporé  dans  les bactéries où il reste distinct de l'ADN chromosomique (sauf dans le cas des épisomes), tout en étant capable d'exprimer le gène d'intérêt. Le plasmide modifié comporte généralement un gène de résistance à un antibiotique, qui est employé comme marqueur. Ainsi, seules les bactéries ayant incorporé le plasmide sont capables de croître dans un milieu comportant  un  antibiotique,  ce  qui  permet  de  les sélectionner.

Grâce aux capacités importantes de multiplication des bactéries (Escherichia coli double sa population toutes les 20 minutes), il est possible par cette technique de disposer de la séquence génétique d'intérêt en grande quantité.

En revanche, la spécificité des systèmes plasmidiques limite les bactéries capables d'incorporer le plasmide modifié. De plus, l'instabilité de la transformation est aggravée par le fait que l'ADN chromosomique n'est pas modifié, et que le plasmide peut lui-même être relativement instable.

 TRANSFORMATION AVEC INTÉGRATION DANS L'ADN CHROMOSOMIQUE

 Les épisomes sont des plasmides possédant certains gènes supplémentaires codant la synthèse d'enzymes de restriction qui permettent son intégration aux chromosomes bactériens par une recombinaison épisomale.

Une fois intégré au chromosome de la cellule, la transmission du ou des caractères génétiques est assurée lors de la mitose de cellules mères en cellules filles, contrairement aux plasmides qui se répartissent de façon aléatoire.

Un autre moyen de procéder à une transformation de bactéries avec intégration   d'ADN,   est   d'utiliser   des   transposons.  Chez   certaines bactéries, ces transposons actifs peuvent véhiculer et faire intégrer le gène d'intérêt.

 

TECHNIQUES DE MODIFICATION GÉNÉTIQUE DES PLANTES ET DES ANIMAUX

 

TRANSFERT INDIRECT D'ADN OU TRANSFERT PAR VECTEUR

 De l'acide désoxyribonucléique (ADN), étranger à l'organisme, est introduit dans l'organisme de l'hôte par l'intermédiaire d'un virus, d'un plasmide bactérien ou tout autre système vecteur biologique. Le vecteur et l'hôte doivent pouvoir se reconnaître mutuellement, d'où la spécificité des systèmes employés. Par le phénomène de recombinaison génétique, l'ADN introduit peut être intégré dans le génome et entraîner la formation d'une nouvelle combinaison du matériel génétique. Cette nouvelle information doit pouvoir se maintenir dans le génome sur les générations suivantes.

Les principales techniques employées sont les suivantes : Agrobacterium tumefaciens : cette bactérie possède un plasmide dont une portion d'ADN (l'ADN-T pour ADN Transférable) est capable de s'intégrer dans le génome des plantes, ce qui en fait le vecteur le plus largement employé pour la création de végétaux transgéniques. Le transgène est intégré dans le plasmide de cette bactérie, qui le véhicule jusqu'à l'ADN chromosomique de l'hôte. Plusieurs méthodes existent pour transformer une plante à l'aide d'Agrobacterium tumefaciens : La bactérie est peut être infiltrée dans les feuilles ou pénétrer au niveau d'une blessure.

Le "trempage" des fleurs dans une solution d'Agrobacterium tumefaciens. Cette méthode présente l'intérêt d'intégrer le transgène dans les cellules germinales (pollen et ovules) et donc d'obtenir une descendance transgénique.

La transformation de culture de cellules végétales indifférenciées ("cals") par Agrobacterium tumefaciens. Il faut ensuite régénérer des plantes à partir de ces cals.

Rétrovirus : ces virus ayant la capacité d'intégrer leur matériel génétique dans les cellules hôtes pour développer l'infection, des vecteurs ont été élaborés en remplaçant les gènes permettant l'infection par un transgène. Toutefois, les rétrovirus sont très spécifiques à leur hôte, et ces vecteurs ne peuvent accepter de transgène de taille trop grande.

Transposons : cette séquence d'ADN transposable est utilisée avec un transgène auquel ont été ajoutés à ses extrémités des sites de reconnaissance de l'ADN. La taille du transgène doit être limitée. Les techniques à base de transposons sont employées essentiellement sur la drosophile.

 TRANSFERT DIRECT D'ADN

 Des organismes dont les membranes sont fragilisées ou des cellules végétales dépourvues de parois (telles les protoplastes) sont mis en contact avec de l'ADN. Puis un traitement physique ou chimique permet l'introduction de l'ADN dans les cellules. D'autres techniques telles que la micro-injection, la macro-injection et d'autres techniques de biolistique se basent sur l'introduction mécanique de l'ADN dans les cellules (Canon à ADN).

 FUSION CELLULAIRE

 La fusion cellulaire (y compris la fusion de protoplastes) qui aboutit à des cellules vivantes présentant de nouvelles combinaisons de matériel génétique héréditaire sont constituées par la fusion de deux cellules ou davantage au moyen de méthodes qui ne sont pas mises en œuvre de façon naturelle.

 

PRINCIPALES APPLICATIONS DES OGM

 

OGM UTILISÉS DANS LE DOMAINE MÉDICAL

 Les OGM permettent la production de substances médicales difficiles à obtenir autrement : insuline, hormone de croissance pour l’homme et des espèces animales, [vaccins anti-hépatite B.

 OGM VÉGÉTAUX UTILISÉS DANS L'AGROALIMENTAIRE

 Il existe des versions génétiquement modifiées des principales plantes cultivées (maïs, riz, coton, colza, betterave, pomme de terre, soja, œillets, chicorée, tabac, lin). Les surfaces cultivées de ces OGM végétaux  sont  très  variables :  anecdotiques  en  Europe,  en  forte croissance en Amérique du Nord et dans les pays émergents. En particulier, ces plantes ont été obtenues :

Fruits génétiquement modifiés tels que la tomate à mûrissement ralenti, une fraise, une banane, etc…

Plantes  tolérantes  à  un  herbicide : maïs,  soja,  coton,  canola, betterave sucrière, lin ;

Plantes sécrétant une toxine insecticide, permettant un moindre épandage d'insecticide par les agriculteurs : par exemple, le maïs Bt.

 Des aliments hautement transformés (huiles, farines, etc) issus de matières premières génétiquement modifiées sont également commercialisables.

 UTILISATION POUR L'INDUSTRIE

 Les OGM permettent la production de matières premières à destination de l’industrie : des peupliers OGM ayant un taux de lignine moindre ont été obtenus, facilitant le processus de fabrication de la pâte à papier et permettant l'utilisation de moins de produits chimiques. Ils permettent également la production de bioéthanol.

Aujourd’hui, les biotechnologies employant des enzymes permettent de traiter les eaux usées industrielles.

 

RECHERCHE ET UTILISATIONS FUTURES POTENTIELLES

 

DANS LE DOMAINE MÉDICAL

 Des recherches portent sur la création d’OGM permettant la production d’alicaments [  (aliments-médicaments). Le riz doré synthétisant duβ -carotène existe depuis 2000, sans être commercialisé ; une nouvelle variété de ce riz appelée Riz doré 2 a été annoncée, qui produit jusqu'à 23 fois plus de bêta-carotène que la variété originale de riz doré.

En outre, les OGM représenteraient une technologie d'avenir pour la médecine et l'industrie pharmaceutique du fait de leur énorme potentiel d'amélioration variétale. Le génie génétique pourra,  par   exemple,  permettre  de   lutter   contre  certaines maladies   et   de   mettre   en   œuvre   de   nouveaux   procédés d’obtention de produits thérapeutiques tels que des anticorps permettant de traiter des cancers. Supprimer les gènes de résistance  à  un  antibiotique  utilisé  actuellement  en  gène  de sélection est l'enjeu de recherches actuelles. Est également envisagé la culture de végétaux modifiés pour fabriquer des molécules à usage thérapeutique, par exemple obtention d’un maïs génétiquement modifié afin de lui faire produire de la lipase pancréatique, enzyme produite par le pancréas et qui permet la digestion des graisses (cette insuffisance pancréatique affecte principalement les patients atteints de mucoviscidose et de pathologies du pancréas).

 DANS LE DOMAINE AGROALIMENTAIRE

 Suppression des gènes de résistance à un antibiotique utilisés en gène de sélection.

Les modifications génétiques permettront l’adaptation de plantes à des conditions climatiques particulières : résistantes à la sécheresse, à la salinité, plantes à durée de développement réduite. Le génie génétique pourrait également permettre d’éliminer des substances toxiques produites naturellement par certaines plantes.

 DANS LE DOMAINE ENVIRONNEMENTAL

 Des recherches portent sur des plantes ou des micro-organismes génétiquement modifiés permettant de dépolluer les sols contaminés et plus généralement d’éliminer les contaminants de l’environnement (pièges à nitrates, ...).

 

PROJET GÉNOME HUMAIN – UNE VASTE ENTREPRISE

Le   Projet   Génome   Humain   est   un   projet entrepris en 1990 dont la mission était d'établir le séquençage complet de l'ADN du génome humain. Son achèvement a été annoncé en avril 2003.

Le génome humain est l'ensemble de l'information génétique portée par l'ADN sur nos 23 paires de chromosomes. Il porte l'ensemble de notre information  génétique,  dont  celle  de  nos  20  000 gènes. Cette entreprise de grande ampleur est le résultat d'une coopération scientifique internationale qui s'est étalée sur près de quinze ans. Elle a donné lieu sur le final à une compétition acharnée entre le consortium public international et une société privée, Celera Genomics.

 GENÈSE DU PROJET

 L'idée du projet est lancée début 1985. Trois scientifiques vont indépendamment proposer  ce  projet.  Tout  d'abord  Renato Dulbecco, prix Nobel 1975 pour la découverte des oncogènes, évoque cette possibilité au cours de conférences. Il publiera ensuite une tribune dans le journal américain "Science". Puis, Robert Sinsheimer,  le  chancelier  de  l'Université  de  Santa  Cruz (Californie), organise une conférence sur la question en mai 1985, mais ne trouve pas de financements. Le projet sera initialement soutenu par le Department of Energy (DOE) américain en 1986, et son  directeur  de  la  biologie,  Charles  DeLisi,  qui  financera  un certain nombre d'études de faisabilité et de développements précoces.

Deux années de discussions animées sur l'opportunité du séquençage suivront dans la communauté scientifique, avant que, fin 1988, la décision de lancer le projet en grand ne soit prise sur recommandation du National Research Council américain. Simultanément, en Suisse est créée HUGO, la "Human Génome Organisation", qui a pour objectif de coordonner les efforts de tous le pays au niveau mondial.

Le projet débute en 1989 pour une durée prévue de 15 ans, avec un budget global estimé à 3 milliards de dollars. Il comprendra l'étude non seulement du génome humain, mais aussi celui d'organismes modèles comme le colibacille ou la drosophile. Le pilotage en est finalement confié au National Institutes of Health et son premier directeur sera James Watson, codécouvreur de la structure de la double-hélice d'ADN. La publication de la séquence "brute" sera finalement faite en février 2001, trois ans avant l'échéance prévue.

 LA COURSE AVEC CELERA

 En 1998, Craig Venter qui dirige alors le The Institute for Genomic Research (TIGR), une fondation privée sans but lucratif, annonce qu'il fonde  une  compagnie  privée,  Celera  Genomics, avec le soutien de Perkin-Elmer, une grande société d'instrumentation scientifique. Leur objectif est de séquencer  le  génome  humain  en  trois  ans seulement, par une approche hautement robotisée. Celera   compte   rentabiliser   son   investissement massif (environ 300 millions de dollars) en vendant l'accès au génome à des sociétés pharmaceutiques.

Cette annonce provoque un tollé dans la communauté scientifique qui considère le génome humain comme un patrimoine commun de l'humanité, dont l'appropriation par des intérêts privés est intolérable. Il s'en suivra dès lors une course de trois ans entre Celera et le consortium international public, dirigé par Francis Collins, qui a succédé à James Watson. Celle-ci se terminera par un match nul en juin 2000. Le 26 juin, Bill Clinton annonce officiellement la fin du séquençage "brut" du génome depuis la Maison Blanche.

 LA POLÉMIQUE

 La publication officielle des deux séquences "brutes", celles du consortium international et celle de Celera interviennent en février 2001. Pour reconstruire le génome à partir des fragments d'ADN séquencés, Celera annonce avoir utilisé non seulement ses propres données, mais aussi celles publiées en ligne au fur et mesure par le consortium international. La communauté scientifique s'indigne de ce procédé et affirme que la méthode utilisée par Venter et ses collègues de Celera n’auraient pu fonctionner sans ce pillage.

Trois ans après, l'équipe de Celera republiera sa séquence, obtenue cette fois sans l'aide des données du consortium international, pour démontrer la faisabilité de son approche.

 LA SÉQUENCE TERMINÉE

 Les séquences publiées en 2001 étaient des ébauches, ce que l'on appelle alors des séquences brutes, il y restait encore un grand nombre de trous et d'imperfections. La séquence complète a été terminée en 2004 par le consortium international public.

Ces cinq centres ont produit un peu plus de 80% de la séquence. L'ensemble du consortium international comportait onze autres centres.

 OBJECTIFS

 Les objectifs du PGH original n'étaient pas seulement de séquencer  l'ensemble  des  3  milliards  de  paires  de  bases  du génome humain avec un taux d'erreur minimal, mais aussi d'identifier tous les gènes dans cette grande quantité de données. Cette partie du projet n'est pas encore finie malgré un compte préliminaire indiquant environ 25000 gènes dans le génome humain, ce qui est beaucoup moins que prévu par la plupart des scientifiques.

 L'ACCORD DES BERMUDES

 En 1995, les différents scientifiques à la tête du projet de séquençage du génome humain se retrouvent pour une réunion aux Bermudes sous l'égide du Wellcome Trust. Ils prennent deux décisions politiques majeures qui vont influencer le cours du projet. Tout d'abord, ils décident du caractère public du génome, qui est considéré comme patrimoine de l'humanité. Tout fragment de séquence déchiffré doit être immédiatement publié sur Internet. Ensuite, l'objectif de précision finale est fixé à 99,99 % soit au plus une erreur tous les 10 000 nucléotides

 AMÉLIORATIONS TECHNOLOGIQUES

 Un autre but du PGH était de développer des méthodes plus rapides et efficaces pour le séquençage de l'ADN et l'analyse des séquences, ainsi que de transférer ces technologies à l'industrie. Entre 1989 et 2001, le débit de la technologie de séquençage s'est amélioré d'environ un facteur 100. Ceci est dû en particulier à l'utilisation de traceurs fluorescents, de lasers et de séparation par électrophorèse capillaire.

Un autre aspect critique a été l'amélioration considérable des performances des ordinateurs qui ont permis l'assemblage des dizaines de millions de fragments individuels d'ADN qui ont été décodés un par un.

 ANALYSE DU GÉNOME

 La séquence de l'ADN humain est stockée dans des bases de données consultables par n'importe qui sur Internet. Le Centre National Étasunien pour l'Information sur les Biotechnologies (U.S. National Center for Biotechnology Information) (ainsi que des organisations sœurs en Europe et  en  Asie)  accueille  la  séquence  du gène dans une base de données connue sous le nom de Genbank, avec des séquences de gènes et de protéines connus et hypothétiques. D'autres organisations comme l'Université de Californie à Santa Cruz et ENSEMBL présentent des données additionnelles ainsi que des notes, et met à la disposition des outils pour les visualiser et les rechercher. Des programmes informatiques ont été développés pour analyser la séquence, car les données brutes sont difficiles à interpréter seules.

Le processus permettant d'identifier les limites entre les gènes et d'autres caractéristiques sur la séquence d'ADN brute est appelé annotation du génome, et appartient au domaine de la bio-informatique. Alors que des experts biologistes constituent les meilleurs annotateurs, leur capacité de traitement est limitée et les programmes informatiques sont de plus en plus utilisés pour répondre aux immenses besoins de traitement de données des projets de séquençage génomique.

 DIVERSITÉ ENTRE INDIVIDUS

 Tous les humains ont des séquences de gêne uniques, donc les données publiées par le PGH ne représentent pas la séquence exacte du génome individuel de chaque individu. C'est le génome combiné d'un petit nombre de donneurs anonymes. Le génome du PGH est un échafaudage pour un futur travail consistant à identifier les différences entre  les  individus.  La  plus  grande  partie  du  travail  actuel  pour identifier les différences entre les individus concerne des polymorphismes  nucléotidiques  simples  (ou  SNP  pour  Single nucleotide polymorphism)

 ENJEUX

 La connaissance est importante pour la recherche fondamentale effectuée dans le domaine public mais les enjeux économiques sont tout aussi importants:
- Le séquençage du génome pose la question de la brevetabilité du vivant, l'UNESCO a déclaré le 11 novembre 1997 que le génome humain est partie intégrante du patrimoine de l'humanité, et ne saurait donc être la propriété de quiconque.
- Une  séquence d'ADN ne  peut  pas  être  brevetée ;  un  brevet  est réservé à une invention humaine. Un ADN complémentaire fractionné n'est pas un produit naturel, il peut être propriété privée.

 

PROJET GÉNOME HUMAIN – LA VERITE EST AILLEURS

 En fait les recherches rendues officielles ont toutes eut lieu avec un décalage de plusieurs années. Dès 1968, les laboratoires de la « Pyramide noire » commencèrent de décrypter le génome humain.  En 1 an, l’ensemble des scientifiques de la « Pyramide » avaient cartographié les gènes principaux. L’année d’après, ils créèrent le cylindre.

 C’est grâce à la « Pyramide » que Renato Dulbecco aborde le sujet du Génome en 1985. Comme pour beaucoup de choses, les avancées de la « Pyramide » sont rendues publiques avec des années de retard. Mais pour l’opinion publique, chaque nouvelle révélation fait l’effet d’une bombe.

 

 

 

PROTAGONISTES

 

L’ETRE

Cet enfant apparait a des moments clé de la série.
Qui est-il  exactement ?
Il semble empreint d’une aura merveilleuse…

Comédien : Leo Micoud

 

NOM DE CODE : LION

Id d’emprunt : Thomas LERROL
Qualification : Très Secret Défense
Fonction : Tueur au sein de la Pyramide
Date de naissance : 11 Octobre 1975
Lieu de naissance : Charenton le pont

Comédien : Thomas DURIEUX

 

NOM - Prénom : MILLOT François

Profession : Médecin urgentiste
Qualification : Médecin
Fonction : Docteur en charge des agents du GRISP Nationale

Comédien : Patrice Maily

 

NOM - Prénom : SHREDER Jeannette   

Profession : Médecin Légiste
Qualification : Médecin
Fonction : Légiste en fonction à l’IML de Paris

Comédienne : Jeannette KAUFFMANN

 

NOM - Prénom : FRANIER Sophie

Profession : Infirmière
Qualification : Médicale
Fonction : Infirmière au centre hospitalier accueillant le GRISP

Comédienne : Hélène CLAIR

 

NOM - Prénom : GRANGER Emilie

Profession : Infirmière
Qualification : Médicale
Fonction : Infirmière au centre hospitalier accueillant le GRISP

Comédienne : Stéphanie GIVAUDAN

 

NOM - Prénom : GUICHARD Françoise

Profession : Infirmière
Qualification : Médicale
Fonction : Infirmière au centre hospitalier accueillant le GRISP

Comédienne : Denise REVILLET

 

NOM - Prénom : GRINT Isabelle

Profession : Infirmière
Qualification : Médicale
Fonction : Infirmière au centre hospitalier accueillant le GRISP

Comédienne : Vivianne JANDARD

 

NOM - Prénom : Delphine LAURME

Profession : Infirmière
Qualification : Médicale
Fonction : Infirmière au centre hospitalier accueillant le GRISP

Comédienne : Julie BAUDIN

 

NOM - Prénom : Laure NERVAY

Profession : Infirmière
Qualification : Médicale
Fonction : Infirmière au centre hospitalier accueillant le GRISP

Comédienne : Véronique SZYMANSKI

 

NOM - Prénom : CLOCHARD de la ruelle

Profession : Sans
Qualification : Sans
Fonction : Néant

Comédien : Olivier BILLET

 

NOM - Prénom : POLICIER 1–Devant la porte

Profession : Fonctionnaire de Police
Qualification : Agent de Police Judiciaire
Fonction : Fonctionnaire de voie publique

Comédien : Thibaut PLURIEL

 

NOM - Prénom : POLICIER 2-En haut

Profession : Fonctionnaire de Police
Qualification : Agent de Police Judiciaire
Fonction : Fonctionnaire de voie publique

Comédienne : Alexia PALLOT

 

NOM - Prénom : POMPIER

Profession : Pompier de Paris
Qualification : Militaire
Fonction : Pompier

Comédien : Yan DEVEREAUX

 

NOM - Prénom : Visiteur à l’hôpital

Comédien : Alain CATALA

 

NOM - Prénom : Fils du visiteur à l’hôpital

Comédien : Vincent CATALA- FAMERY

 

NOM - Prénom : Papy à l’hôpital

Comédien : Thomas DURIEUX

 

NOM - Prénom : Petit fils du papy à l’hôpital

Comédien : Tom MICOUD

 

NOM - Prénom : Aide-soignant               

Profession : Aide-Soignant
Qualification : Médicale
Fonction : Aide-Soignant au centre hospitalier accueillant le GRISP

Comédien : Nicolas SZLATALA-PALLOT




PRESSE

Voici l’article de presse paru le 20 octobre 2008 dans le « Journal de Saône-et-Loire » sur le tournage de GRISP à Charolles.

 

Lire l’article



FANART

Grisp a eu quelques retour intéressants au travers de Fan de la série qui ont développé divers petites choses. A nous de les mettre aussi à l’honneur en remerciement de leur soutien.

Emilie Sentis

Deux images sur GRISP : Julien Thuret (David Lisan) et Jonathan Durieux (Lucas Stein)

 

 

volcanisprod

Parodie de l’épisode 1 de GRISP :

 

Résumé : TU PEUX PAS TEST. Une parodie de l'épisode 1 de la célèbre série GRISP, tournée à l'arrache en une journée, comprenant un faux making off... Le générique de fin est certainement l'élément le moins déplorable de cette laborieuse parodie. Nous nous en excusons d'avance.

Sur Youtube : http://www.youtube.com/user/volcanisprod

 

Retour vers le haut de la page